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2 minutes pour comprendre comment le cerveau apprend des erreurs (neurosciences)

le cerveau apprend des erreurs. Les neurosciences nous apprennent sur le fonctionnement de notre cerveau que depuis la plus tendre enfance est basée sur le rapport essaie/ erreur / résultat / reconnaissance.

 

Retenons deux informations importantes :

1 – Se tromper est indispensable pour apprendre.

Se tromper déclenche une reconfiguration des réseaux neuronaux au moment où on se rend compte qu’on a fait une erreur.

Le cerveau a besoin de signaux d’erreur pour corriger ses modèles du monde extérieur.

Il faut juste diminuer nos erreurs récurrentes :

Eric Gaspar propose trois étapes pour dépasser les erreurs récurrentes, celles qui nous font douter et que l’on reproduit fréquemment:

Première étape : accepter l’existence de ces erreurs récurrentes.

Ces erreurs récurrentes sont normales, et qu’il est possible d’apprendre à reconnaître ces erreurs récurrentes lorsqu’elles influencent nos réponses face à une question ou un problème.

Cette première étape peut paraître facile, mais l’expérience prouve que c’est un concept qui n’est pas toujours facile à accepter et que l’on a plutôt tendance à penser que l’on a un problème.

En tant qu’enseignants et parents, dire aux enfants que les erreurs récurrentes sont normales leur permet de se libérer de la peur de l’erreur et de la pression de la perfection.

 

Deuxième étape : inhiber la première réponse réflexe influencée par les erreurs récurrentes.

Il s’agit de stopper cette première réponse réflexe avant qu’elle ne débouche sur un acte ou sur un mot qui serait aussi une erreur.

Il faut s’accorder volontairement une pause de quelques secondes pour examiner les réponses réflexes douteuses en détail. Cela peut se faire grâce à des astuces mnémotechniques qu’on se trouve en fonction de la liste des erreurs récurrentes qu’on reproduit souvent (par exemple, les fautes d’orthographe sur lesquelles on doute régulièrement).

 

Troisième étape : Fournir la réponse qui semble être la bonne et qui sera souvent la rectification de la première réponse réflexe.

Les neurosciences estiment que l’inhibition est une pensée extrêmement fréquente dans notre vie, même si le mot est rarement employé pour exprimer cet état de fait. Il prend l’exemple de la conduite. Quand on arrive à un rond-point marqué et qu’une voiture est déjà engagée mais qu’elle semble lente, on peut être tenté de s’engager. C’est la première pensée réflexe. C’est alors qu’on en vient à réfléchir à deux fois et à se méfier des réactions réflexes : on réévalue les distances, on réfléchit (je suis fatiguée, je n’ai jamais eu d’accident en forme mais plusieurs fois quand je suis fatiguée). C’est après ce temps de retour sur la première pensée réflexe qu’on peut revenir sur la décision initiale : on inhibe la pensée première.

 

2 – L’activité de restituer des savoirs en se testant permet de mieux les retenir.

Alterner mémorisation et tests améliore la mémorisation à long terme parce que, quand on se teste, on reçoit un Feedback. Ainsi on se rend compte qu’on ne sait pas (alors qu’avec la leçon ou le manuel sous les yeux se crée une “impression de savoir” qui n’est pas vérifiée).

le cerveau apprend des erreurs et cela est rassurant.

Article extrait du site de neuroscience – 2 octobre 2018 – le cerveau apprend des erreurs